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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 10:08

         Jésus, pendant sa vie sur terre, a mis l'accent sur deux grands axes : aimer le Seigneur et aimer son prochain. Ainsi, le premier commandement donné par Jésus dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force », et le deuxième dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » « Il n'y a pas de commandement plus grand que celui-là », a-t-il ajouté (Marc 12, 29-31).

 

Le verbe « aimer », dans son acception religieuse, renvoie à un amour qui est celui dont Dieu est « fabriqué » (si on peut dire). Par conséquent, pour bien comprendre la phrase « aimer Dieu comme soi-même », il faut entendre « comme moi-même, lorsque je m'aime comme Dieu aime » et la phrase complète « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » comme signifiant « Tu aimeras ton prochain, et tu t'aimeras toi-même comme Dieu aime ». La difficulté de compréhension vient de ce que, en français, c'est le même verbe « aimer » que l'on utilise pour parler des différentes choses et personnes que l'on apprécie. Ainsi, on dit aussi bien « Je t'aime » à l'élu(e) de son cœur, que « j'aime le café sans sucre ».

 

Les sept derniers commandements de Moïse concernent plus particulièrement ce second aspect des relations avec les autres : le respect des parents, de la vie humaine, des relations sexuelles, de la propriété d'autrui et enfin l'amour de la vérité.

 

Aujourd’hui, je vais vous parler du quatrième commandement qui est le suivant : « Tu honoreras ton père et ta mère ». Mais comme d’habitude, je vais d’abord commencer cette catéchèse par une petite histoire vraie, que l’on pourrait intituler « Le doigt ».

 

C'était en 1960, dans une petite ville de Bavière. Madame Müller était ce qu'on appelle en Allemagne « une veuve par divorce ». Abandonnée par son mari, qu'elle aimait beaucoup, elle était devenue amère, dure et très autoritaire avec ses trois filles. Couturière à domicile, elle devait travailler de longues journées pour joindre les deux bouts.

 

Et puis ce fut le drame. Un soir, sa fille aînée, Tina, qui tout juste 16 ans, vient dire à sa mère qu'elle est enceinte. La mère entre dans une rage folle, se met à hurler et à traiter sa fille de tous les noms. Le père de l'enfant était un camarade d'école du même âge que la fille.

 

Madame Müller dit à sa fille : « Pas question de garder cet enfant ici, j'ai déjà bien assez de charges. À peine né, on le donnera en adoption et on n'en parlera plus. »

 

L'enfant est né à la clinique. C'était un garçon en bonne santé auquel Tina donna le nom de Marc. Peu après la naissance, Madame Muller entra dans la chambre avec un visage sévère et en poussant un grand soupir. La sage-femme prit l'enfant qui suçait son pouce dans le berceau et le mit dans les bras de sa grand-mère. Celle-ci l'observa avec un front soucieux et le regard scrutateur d'un commissaire de police. Et voilà que tout à coup quelque chose s'est passé. De sa main minuscule, le petit a accroché le doigt de sa grand-mère et l'a serré de toutes ses petites forces. Les traits de Madame Müller se sont détendus et elle a souri à son petit-fils.

 

Quand la sage-femme a dit : « Alors vous voulez donner cet enfant en adoption ? », la grand-mère s'est indignée : « Qui est-ce qui parle d'adoption ? Pas question de le donner en adoption. Nous avons bien assez de place pour lui à la maison ! Et puis tôt ou tard, son jeune père épousera bien ma fille ».

 

C'est ce qui s'est passé. Quelques années plus tard, les gens demandaient à Marc en le voyant en compagnie de Tina : « C'est ta sœur ? », il répondait fièrement : « Non, c'est ma Maman ! »

 

Dieu, qui est Amour, était dans la pression de la main minuscule du nouveau-né sur le doigt de sa grand-mère. Ce petit geste du bébé a rendu la sérénité à cette femme amère, profondément blessée par le départ de son mari.

 

Le quatrième commandement, « Tu honoreras ton père et ta mère », rappelle à chacun qu'il faut témoigner du respect à ses parents, pas seulement quand on est enfant, mais aussi à l'âge adulte, car ce sont eux qui nous ont donné la vie. Les enfants doivent obéir à leurs parents et plus tard, une fois adultes, continuer à les respecter et à s'occuper d'eux tout au long de leur vieillesse.

 

En conséquence, ceux qui abandonnent leurs parents âgés, les maltraitent ou les négligent vont à l'encontre du quatrième commandement. Il en va de même des adolescents qui manquent de respect pour leurs parents. Ceux qui ont honte ou qui considèrent leurs parents comme une gêne vont également à l'encontre de ce commandement, autant que les enfants qui désobéissent ou ceux qui nourrissent des sentiments de haine ou de revanche à l'égard de leurs parents à qui ils reprochent de ne pas avoir été des parents idéaux. Même si ce fut le cas, le fait de les négliger ne fera qu'encourager le ressentiment, tandis que l'affection et l'attention peuvent opérer une évolution dans les relations et apporter l'apaisement.

 

Ce commandement vise à protéger la dignité et l'intégrité de la famille. Une famille se compose d'un père, d'une mère et de leurs enfants. Dans certaines familles, l'un des deux parents est absent, soit à la suite d'un décès ou d'une maladie qui éloigne durablement l'un des deux parents, soit parce que l'un des deux avait un comportement abusif ou délinquant, soit parce que les parents n'ont jamais été mariés ou se sont séparés. Ce commandement rappelle qu'il n'est pas bon de choisir délibérément de fonder une famille monoparentale. Cela peut arriver à cause de circonstances particulières mais ne devrait pas être choisi, voulu comme tel au départ, car cette situation fragilise l'équilibre de la famille et prive l'enfant de l'un de ses parents.

 

Ces parents isolés ont souvent conscience de cette situation, et font ce qu'ils peuvent pour y remédier car elle est difficile à vivre pour le ou les enfants et pour le parent restant. C'est pourquoi il est important de privilégier autant que possible l'intégrité de la famille et ne pas considérer la venue d'un enfant comme un « droit » de tout individu. Au contraire, l'Église catholique rappelle que tout enfant a « droit » à une famille, à un père et à une mère, idéalement ses parents biologiques, à défaut des parents adoptifs. Cela exclut l'insémination artificielle avec un donneur qui n'est pas le mari de la mère qui porte l'enfant. Cela exclut également le principe des mères porteuses d'un bébé pour autrui ou l'adoption d'un enfant par deux personnes de même sexe, car l'enfant a besoin à la fois d'un père et d'une mère.

 

Ce point est contesté aujourd'hui par certaines associations homosexuelles. Mais, pour l'Église, il n'existe pas de « droit des adultes à avoir un enfant ». L'enfant n'a pas pour but de combler le « désir d'enfant » d'hommes ou de femmes. Son « but » est de devenir lui-même et, pour cela, c'est lui qui a droit à un vrai papa et à une vraie maman.

 

Ce commandement voit plus loin que la simple préservation de l'équilibre d'une famille ou la volonté de maintenir l'ordre à la maison. Il implique le respect de tous ceux qui ont une position légitime d'autorité et qui l'exerce conformément à ce que l'on attend d'eux, que ce soit dans le domaine de la société au sens large, dans le domaine de l'éducation, dans l'armée ou au sein de l'Église. Les professeurs, les maîtres d'école, les officiers de police, les patrons d'entreprise, etc. ont des positions d'autorité et de responsabilité vis-à-vis d'autres personnes : cela mérite le respect à la fois de celui qui est investi de l'autorité et de celui qui est placé sous sa responsabilité. Il en va de même pour un élu politique : qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, que l'on partage ses idées ou non, une fois qu'il a été élu, il mérite le respect pour la charge qui lui est donnée à exercer au service de la collectivité. C’est à ce titre que les chrétiens ont pris l’habitude, dès son origine, de prier pour ceux qui nous gouvernent.

 

Pour les chrétiens, l'attitude de respect vis-à-vis des personnes qui ont une responsabilité dans la société n'est pas basée sur le « culte du chef » de triste mémoire, mais sur la conscience que la responsabilité du présent et de l'avenir leur incombe au titre spécial de leur foi, chacune œuvrant à sa place et devant être reconnue dans l'exercice de ses fonctions.

 

Dans le même ordre d'idée, ce commandement est aussi valable pour le respect et l'amour dus à son pays. Attention, il ne s'agit pas de défendre à tout prix n'importe quelle idéologie, législation ou pratique, mais d'aimer ses concitoyens et d'aimer son pays pour tout ce qu'il apporte ou devrait apporter, la paix, la sécurité et les moyens de subsistance à tous ses ressortissants. Il ne s'agit pas de suivre aveuglément n'importe quel homme politique ou leader qui revendique un chauvinisme étroit et exclusif.

 

Ce commandement est considéré par les catholiques comme le fondement du droit naturel de la famille et de l'État à former le socle sur lequel repose l'organisation de la vie en société. La famille est la cellule de base de la société, laquelle est composée de tout un ensemble de familles organisé au niveau local et national. La famille est également la base de la communauté de foi de l'Église, qui est la famille de Dieu et la communion de toutes les familles naturelles du monde entier.

 

Ce commandement, comme vous le voyez, est très important pour notre société d’aujourd’hui … Violer ce commandement, c’est mettre en péril notre famille, notre société, et même notre pays. Honorer son père et sa mère va bien plus loin, comme vous le voyez, que d’aimer son « papa » et sa « maman ». Il est le ciment et la base d’une société stable.

 

C’est bien pour cela qu’il est le premier des commandements concernant la vie des hommes entre eux. Des sept derniers commandement, il est de fait le plus important, car à la base de tout ! Puissions nous ne jamais l’oublier.

Publié dans : Catéchèse
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 10:36
Et oui ... risquerons-nous ???

Publié dans : Vidéos
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 18:07

 

Aujourd’hui, je vais vous parler du troisième commandement, qui nous demande d’honorer le jour du Seigneur. Et avant de vous parler de ce commandement, je vais vous raconter une histoire vraie, que nous pourrions intituler « Les trois moteurs en panne ».

 

Cette histoire a été vécue par un religieux indien, le Père James, qui se souvient d'un vol assez extraordinaire sur la ligne Frankfort-Bombay. Écoutons son récit :

 

« Le vol prévu pour 21 heures, avait été retardé jusqu'au lendemain et les passagers furent conduits à l'hôtel pour la nuit. Dans la chambre voisine de la mienne, se trouvait un couple américain, Albert et Annie, qui se rendait en Inde pour la première fois en touristes. Quand je leur dis que j'étais prêtre, Albert a voulu savoir ce que je faisais en Europe. Je répondis :

 

-         Je prêche la Bible. Il ricana et dit :

-         Il y a encore des fous de cette espèce aujourd'hui dans le monde ?

 

Je répondis :

 

-         Il y a beaucoup de fous de cette espèce et j'en suis un. Il me regarda avec pitié et dit:

-         Vous en Inde, vous êtes pauvres et vous avez peut-être besoin de Dieu, mais nous, nous n'avons pas besoin de lui.

 

Le lendemain matin dans l'avion, nous étions proches l'un de l'autre. Lorsque le signal vert s'est allumé, indiquant que nous pouvions détacher nos ceintures, tout à coup, nous avons ressenti de fortes secousses. En même temps la chaleur, dans l'avion, augmentait beaucoup. C'était mauvais signe. Le pilote voulut nous rassurer en nous disant que nous traversions des trous d'air, ce qui provoquait des turbulences. On nous demande de rester assis et d'attacher nos ceintures. Tout de suite après, l'avion fut violemment secoué et les passagers, terrifiés, commencèrent à crier pensant que nous allions nous écraser. Albert, qui était assis près de moi, me demanda :

 

-         Qu'est-ce qui se passe, Père ? Je répondis en souriant:

-         Nous sommes à quelques kilomètres du Paradis ! Il comprit et dit :

-         Oui, Père, nous allons mourir dans cet avion. Ma femme et moi, nous sommes baptisés, mais nous ne sommes pas pratiquants. Vous êtes prêtre, pouvez-vous nous dire comment nous préparer à une bonne mort.

Je leur demandai s'ils étaient prêts à faire ce que je ferai. Ils dirent qu'ils étaient prêts. Je leur dis de défaire leur ceinture, de se lever avec moi et de crier le nom de Jésus. Nous avons crié de toutes nos forces : « Jésus, Jésus ! »

 

Et voilà que les 350 passagers se sont joints à nous, en criant « Jésus, Jésus ! »

J'étais sûr que quiconque invoque le nom de Jésus serait sauvé, puisque saint Pierre nous le dit (Actes 2, 21; 4, 12). Cet appel du Nom de Jésus, dans la panique, dura presque 10 minutes. Et voilà qu'on nous annonce que l'avion allait atterrir. Ce fut un atterrissage sain et sauf à Frankfort d'où nous étions partis.

 

Quand nous allions sortir de l'avion, le pilote nous présenta ses excuses en disant:

 

-         Nous regrettons ce qui s'est passé : au moment même où nous avons allumé le signal vert, tous les moteurs, sauf un, se sont arrêtés. Nous n'avons pu contacter l'aéroport et nous ne savions que faire. C'est alors que vous avez tous crié le Nom de Jésus et aussitôt nous avons réussi à établir le contact avec Frankfort.

 

Les gens en avaient les larmes aux yeux et ils disaient : « Jésus nous a sauvés ! »

 

Il est remarquable dans cette histoire que le contact avec l'aéroport a pu être rétabli quand tous les passagers se sont mis à prier ensemble. L'Église sait la valeur de la prière commune. C'est pourquoi elle nous rassemble tous pour la Prière eucharistique du dimanche.

 

oOo

 

         Mais revenons à nos moutons, et regardons d’un peu plus près ce commandement d’honorer le jour du Seigneur.

 

Le troisième commandement dit : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Nous voyons dans le Livre de la Genèse que Dieu a institué un jour pour se reposer et pour que nous puissions l'honorer. C'est le jour du sabbat pour les juifs (le samedi, dernier jour de la semaine), et c’est le jour du Seigneur pour les chrétiens (le dimanche, premier jour de la semaine suivante). Le christianisme a déplacé la célébration du jour du Seigneur du samedi au dimanche parce que l'Évangile dit que Jésus est ressuscité le premier jour de la semaine. Les Romains appelaient ce jour le « jour du soleil », nom qui reste dans les langues anglo-saxonnes « Sunday » ou « Sonntag ». Les chrétiens l'appelèrent le « jour du Seigneur » en latin « Dies dominici », ce qui donne dimanche.

 

Le jour du Seigneur est aussi le jour réservé à la vie de famille. C'est Dieu qui a institué la famille, qui est donc une bonne institution. Aussi est-il recommandé de passer des moments privilégiés en famille le dimanche (et d'aller ensemble à la messe par exemple !).

 

Le jour du Seigneur est également celui qui est réservé à la célébration du culte. L’Eglise nous dit que c'est un péché grave de rater la messe du dimanche (ou du samedi soir) par simple convenance personnelle ou parce que le calendrier de la journée ne l'inclut pas...

 

Pourquoi la messe du samedi soir est-elle considérée comme une messe du dimanche ? Tout simplement parce que, sur le modèle des Hébreux, le dimanche débute après le coucher du soleil du samedi soir. C'est pourquoi il est tout à fait autorisé d'aller à la messe le samedi soir plutôt que le dimanche. Pour le calendrier liturgique, ce que nous appelons le samedi soir est le début du dimanche.

 

Honorer le jour du Seigneur ne consiste pas à aller à un service chrétien au hasard. Si l'on est catholique, on doit assister à une messe catholique. C'est sans doute intéressant d'aller assister à un service religieux dans une autre branche du christianisme, mais cela ne remplace pas la messe. La messe est le seul moment où la présence réelle du Christ se manifeste pleinement dans l'eucharistie.

 

Le troisième commandement interdit tous travaux pénibles le jour du Seigneur. Ce doit être un jour de repos. Le pape Jean-Paul Il a écrit un document sur le dimanche, intitulé Dies domini (le jour du Seigneur en latin), dans lequel il rappelle aux catholiques l'obligation sérieuse d'assister à la messe tous les dimanches et de s'abstenir de travaux manuels non nécessaires ce jour-là. Ceci a été prescrit dès les débuts du christianisme, à l'usage des régions où l'on faisait (et où l'on fait encore malheureusement) travailler les esclaves sept jours sur sept, l'Église ayant toujours eu à cœur de lutter pour soulager le sort des opprimés.

 

Pour notre époque, retenons que le dimanche est le jour de la semaine où les chrétiens sont invités à reprendre conscience du fait que Dieu n'est pas une simple force, mais quelqu'un qui a fait alliance, de sa propre initiative avec l'humanité en général et avec chaque homme ou femme en particulier, parce qu'il nous aime, jusqu'à mourir pour nous.

 

Pour pouvoir remplir cette obligation, encore faut-il que le dimanche soit un jour de congé qui permette d'avoir le temps d'aller à l'église et de se retrouver en famille. Cependant, certains métiers exigent fréquemment de travailler le dimanche (médecins, infirmières, pharmaciens, policiers, militaires, pompiers, etc.). On peut alors compenser en allant à la messe un autre jour, en essayant cependant au maximum de respecter l'obligation de la messe du dimanche.

Respecter le commandement d’honorer le jour du Seigneur n’est pas, pour le chrétien, une option comme une autre. Ce n’est pas à prendre comme une obligation venant d’ailleurs, mais comme une impérieuse envie de rencontrer le Seigneur dans Sa parole, dans les Sacrements, et plus particulièrement dans celui de l’Eucharistie, où il est présent d’une manière admirable.

 

Respecter le commandement d’honorer le jour du Seigneur, c’est ne pas aller faire ses courses ce jour là, car en le faisant, on oblige des pauvres gens à aller travailler, à ne plus avoir de vie de famille, à ne plus avoir de vraie vie sociale, et pire que tout, à ne pas respecter eux-mêmes ce commandement qui est fait non pas pour se donner une bonne conscience, mais qui est fait pour le bien de l’homme, tout simplement.

 

Puissions nous être plus attentifs à observer ce commandement qui nous vient du Seigneur lui-même. Ce qu’il veut pour l’homme, c’est son bien, et non son asservissement pour le profit de quelques uns.

 

AMEN.

Publié dans : Catéchèse
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 20:42

François est issu d'une riche famille marchande d'Assise, en Ombrie. À sa naissance, sa mère le fait baptiser sous le nom de Giovanni (Jean). De retour de son voyage en France où il a fait de très bonnes affaires et en hommage à ce pays, son père, Pietro Bernardone, lui donne le nom de Francesco (françois = français), qu'il gardera et par lequel il sera universellement connu.

 

La jeunesse dissipée de Francesco est marquée par les aspirations de son époque. Fils d'un riche commerçant, il mène la belle vie et organise des sorties avec ses condisciples. À l'époque des révoltes et des communes, roturier, il fait la guerre à la noblesse d'Assise et de Pérouse. La défaite des Assisiates à Ponte San Giovanni, en novembre 1202 sera pour lui suivie d'une année d'emprisonnement. Il est malade durant sa captivité et, après son retour à Assise, doit calmer ses ardeurs.

 

Cependant, il rêve toujours d'acquérir le rang de noblesse par de hauts faits d'armes et d'être adoubé chevalier. Alors qu'il veut rejoindre l'armée de Gauthier de Brienne, un songe fait à Spolète lui fait abandonner ce projet. De retour à Assise, il abandonne peu à peu ses compagnons de fête et fréquente de plus en plus souvent les chapelles de la vallée dite Val di Spoleto.

 

En 1205, il a 23 ans. Alors qu'il est en prière devant le crucifix de la chapelle San Damiano, Francesco entend une voix lui demandant de « réparer son Église en ruine ». Prenant l'ordre au pied de la lettre, il se rend à la ville voisine de Foligno y vendre des marchandises du commerce de son père pour pouvoir restaurer la vieille chapelle délabrée.

 

Furieux des excentricités de son fils, Pietro Bernardonne exige qu'il lui rende des comptes et l'assigne en justice. Francesco, se réclamant d'un statut de pénitent qui le fait échapper à la justice laïque, sera alors convoqué par l'évêque d'Assise. Lors de son audition sur la place d'Assise, au printemps 1206, François rend alors l'argent qui lui reste, ainsi que ses vêtements et se retrouvant nu, il dit à son père et à la foule rassemblée: « Jusqu'ici je t'ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c'est à Lui que j'ai confié mon trésor et donné ma foi ». L'évêque d'Assise le prend alors sous sa protection.

 

François part pour Gubbio. Revenant à Assise vers l'été 1206, il restaure successivement les chapelles de San Damiano de San Pietro, et de la Portioncule. Au début de 1208, dans la chapelle de la Portioncule (La Porziuncola), François comprend enfin le message de l'Évangile : « Dans votre ceinture, ne glissez ni pièce d'or ou d'argent, ni piécette de cuivre. En chemin, n'emportez ni besace, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. »

 

Il décide alors d' « épouser Dame Pauvreté », se consacrant à la prédication et gagnant son pain par le travail manuel ou l'aumône. Il change son habit d'ermite pour une tunique simple. La corde remplace sa ceinture. Il est probable que sa fréquentation des lépreux date de cette époque et de la stabilité qu'il pouvait trouver auprès de la léproserie voisine. Bernard, fils de Quintavalle, et Pierre de Catane le rejoignent très vite, puis d'autres encore et François se retrouve à la tête d'une petite communauté.

 

En 1210, le pape Innocent III, qui l'a vu en rêve soutenant la basilique Saint-Jean de Latran en ruines, valide verbalement la première règle rédigée par François régissant la fraternité naissante.

 

En 1212 il accueille Claire Offreduccio (Claire d'Assise) parmi les siens et fonde avec elle l'ordre des Pauvres dames dite plus tard Clarisses en référence à leur sainte patronne.

Rapidement, l'ordre franciscain tel que l'avait conçu François est dépassé par son succès et s'organise contre les voeux du fondateur, si bien qu'après un voyage en Égypte et une rencontre étonnante avec le sultan Al-Kamel (1219), François confie la direction de l'ordre à Pierre de Catane puis à Élie d'Assise. Il désapprouve également le goût naissant des Franciscains pour l'étude et l'enseignement, si bien qu'il refuse un jour d'entrer dans une maison conventuelle à Bologne lorsqu'il apprend qu'elle est surnommée « Maison des frères » et qu'elle comporte une école.

 

En 1221, durant le Chapitre général, il couche sur le papier la règle officielle qu'il veut donner à l'ordre. Ce texte, appelé aujourd'hui Regula prima, est jugé trop long et trop flou pour être praticable.

 

En 1222, François se rend à Bologne où, à la demande de laïcs, il crée un troisième Ordre après celui des frères mineurs et des soeurs pauvres : le Tiers- Ordre, appelé aujourd'hui Fraternité séculière à laquelle adhère notamment la jeune duchesse de Thuringe, Elisabeth de Hongrie (+ 1231).

 

En février 1223, François se retire dans un ermitage pour reprendre la rédaction de la règle. Celle-ci sera discutée au chapitre de juin puis approuvée par la bulle Solet annuere du pape Honorius III, d'où son nom de Regula bullata.

 

En août 1224, Francesco se retire avec quelques frères au monastère de La Verna. Le 17 septembre (3 jours après la fête catholique de la Croix glorieuse), il aurait reçu les stigmates'. Désormais, il est souvent malade et en proie à des crises d'angoisses, il se réfugie dans une hutte près de la chapelle San Damiano, où il avait commencé son itinéraire spirituel et où vit la communauté des soeurs pauvres initiée par Claire d'Assise. Il y écrit son « Cantique de frère soleil » (ou « Cantique des créatures », premier texte en italien moderne), célébration de Dieu en sa création, et l'un des premiers grands poèmes italiens.

 

Il meurt le 3 octobre 1226, dans la chapelle du Transito (qu'on peut voir ainsi que la chapelle du Portioncule, conservées intactes et englobées dans la basilique Sainte Marie des Anges dans le Val di Spoleto non loin de la ville haute d'Assise). Il laisse un testament où il professe son attachement à la pauvreté évangélique et à la Règle.

 

François a été canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX. Il fait partie des saints catholiques les plus populaires et sans doute celui qui est le mieux accueilli parmi les non catholiques ou non chrétiens.

 

À la suite de la nuit qu'il célébra dans une grotte à Greccio, l'usage de la crèche de Noël s'est répandu dans la famille franciscaine puis dans les foyers. Après sa rencontre avec le sultan à Damiette, l'annonce de la prière par les cloches, puis l'Angélus se sont répandus. François est le patron notamment des louveteaux (branche du scoutisme réservée aux jeunes enfants, probablement en référence avec le miracle du « Loup de Gubbio »), des écologistes et des animaux.

 

Le pape Benoît XVI a déploré que la figure de saint François ait subi les assauts de la sécularisation

 

Pour bien connaître l'époque de Saint François d'Assise, je vous conseille la lecture de l'excellente série de Bande dessinée « LOUPIO », qui raconte les aventures d'un petit ménestrel ami de Saint François, et qui se prénomme Loupio.

 

PRIERE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE

 

La version originale de cette prière est la suivante : Belle prière à faire pendant la Messe

 

Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix.

Là où il y a de la haine, que je mette l'amour.

Là où il y a l'offense, que je mette le pardon.

Là où il y a la discorde, que je mette l'union.

Là où il y a l'erreur, que je mette la vérité.

Là où il y a le doute, que je mette la foi.

Là où il y a le désespoir, que je mette l'espérance.

Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.

Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler,

à être compris qu'à comprendre,

à être aimé qu'à aimer,

car c'est en donnant qu'on reçoit,

c'est en s'oubliant qu'on trouve,

c'est en pardonnant qu'on est pardonné,

c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie.


Renseignements trouvés sur Wikipédia.fr

Publié dans : Saints et saintes de Dieu
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 20:38

         Aujourd’hui, je vais vous parler du deuxième commandement, à savoir : « Tu ne prononceras le Nom de Dieu qu’avec respect », ce qui peut être traduit par « Tu ne prononceras pas à la légère ou pour le mal, le Nom du Seigneur ».

 

Mais avant de vous parler de ce commandement, je vais vous raconter une petite histoire sur Saint Polycarpe, un grand évêque du deuxième siècle de notre ère.

 

Évêque de Smyrne, en Turquie, Polycarpe fut martyrisé durant une persécution romaine à cause de sa foi au Christ, en l’an 155. Il fut dans sa jeunesse disciple de l'Apôtre Jean.

 

Il fut trahi par l'un de ses serviteurs et recherché par la garde impériale. Tard dans la soirée, la propriété où il logeait fut envahie. Apprenant que les agents étaient là, il descendit et parla avec eux. Les gardes s'étonnaient de son calme et de toute la peine qu'on prenait pour arrêter un homme aussi âgé. Il avait à ce moment l’âge avancé pour l’époque de quatre-vingt six ans.

 

Polycarpe fit servir à manger et à boire aux soldats et il leur demanda de lui laisser une heure pour prier.

 

Sur le chemin du stade, des amis païens cherchèrent à le dissuader de continuer dans la voie du christianisme en lui disant : « Quel mal y a-t-il à dire : César est Seigneur, à sacrifier à l'Empereur et tout le reste pour sauver sa vie ? »

 

Mais Polycarpe dit : « Je ne ferai pas ce que vous me conseillez ».

 

Quand on le fit entrer dans le stade et que le public païen apprit que Polycarpe était arrêté, il y eut grand tumulte parmi la foule.

 

Le Proconsul qui devait le juger, cherchait à le faire renier : « Respecte ton grand âge. Jure par la fortune de César. Change d'avis, dis : à bas les chrétiens ! »

 

Le Proconsul insistait : « Jure, et je te laisse aller, maudis le Christ ! »

 

Polycarpe répondit : « Il y a quatre-vingt six ans que je le sers, et il ne m'a fait aucun mal ; comment pourrais-je blasphémer mon roi qui m'a sauvé ? »

 

Et comme le Proconsul insistait encore : « Jure par la fortune de César ! »

 

Polycarpe répondit : « Si tu t'imagines que je vais jurer par la fortune de César ! Tu fais semblant de ne pas savoir qui je suis, je te dis franchement : je suis chrétien. »

 

Le Proconsul dit : « J'ai des bêtes, et je te livrerai à elles, si tu ne changes pas d'avis. »

 

Polycarpe répondit : « Appelles-les, il est impossible pour nous, chrétiens, de changer d'avis pour passer du mieux au pire, mais il est bon de changer pour passer du mal à la justice. »

 

Le Proconsul lui dit alors : « Je te ferai brûler par le feu, puisque tu méprises les bêtes, si tu ne changes pas d'avis. »

 

Polycarpe répondît : « Tu me menaces d'un feu qui brûle un moment et peu de temps, car tu ignores le feu du jugement à venir. Mais pourquoi tarder? Va et fais ce que tu veux. »

 

Alors, les choses allèrent très vite. Quand le bûcher fut prêt, Polycarpe déposa lui-même ses vêtements. On l'attacha sur le bûcher, les mains derrière le dos. Il pria à haute voix. Dès qu'il eut fini de prier, les hommes allumèrent le bûcher. Mais le feu l'épargna et un soldat le transperça d'un poignard.

 

C'est ainsi que Polycarpe témoigna de son amour pour le Christ devant une foule immense de païens.

 

         Le deuxième commandement …

 

Le deuxième commandement, « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu'avec respect », est indissociable du premier commandement, qui demande que l'on aime seulement Dieu et qu'on l'aime plus que tout. Il est dès lors logique que celui qui aime Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces et de toute sa pensée soit naturellement porté à respecter le nom de Dieu avec une égale passion et une égale vigueur.

 

Imagine-t-on un homme qui utiliserait le nom de sa fiancée chaque fois qu'il veut jurer ? Imaginez Georges se tapant sur les doigts avec un marteau et hurlant « Nom de Georgette ! ». Comment pourrait-il dire qu'il l'aime s'il bafoue son nom sans arrêt ? Le nom fait partie de la personne.

Manifester son respect pour le nom d'une personne revient à lui manifester du respect à elle-même. En ce qui me concerne, quand la mésaventure qui arrive à Georges m’arrive, je dis volontiers « Nom de Zeus », car utiliser le nom d’un usurpateur, d’une idole, ma va bien mieux que d’utiliser le Nom de Dieu. Mais cette solution est bancale quand même … même si la religion d’origine du dit Zeus est une religion qui n’existe plus !

 

C'est pourquoi les catholiques pensent qu'il n'est pas respectueux d'utiliser le Nom de Dieu ou de Jésus-Christ pour jurer quand on s'impatiente dans les embouteillages ou que l'on vous fait un geste déplacé.

 

Les Canadiens francophones utilisent facilement les mots « tabernacle », « calice », « ciboire » pour jurer ou proférer des insultes. De la même façon, en France, il n'est pas loin le temps où l'on s'écriait « Nom de diou », « sacrebleu », « morbleu » ou encore « tudieu » !

 

Cela va pourtant à l'encontre du deuxième commandement. Mais il est certain par ailleurs que dans la bouche de ceux qui les profèrent, et sauf exception toujours possible, ces interjections ne sont qu'une bonne vieille habitude héritée de leurs ancêtres, qui leur permet de se défouler sans intention d'offenser Dieu ...

 

Retenez surtout qu'il est blasphématoire d'utiliser le nom de Dieu de façon irrespectueuse. C'est ce que dit le deuxième commandement. De même, tout manque de respect pour quelque chose de sacré — une représentation, un lieu ou une personne — est considéré comme sacrilège et donc interdit.

 

Il nous faut respecter Dieu et le sacré

 

L'Église considère que toute forme d'irrespect pour Dieu et pour des objets ou des lieux sacrés est un manque de respect, un sacrilège ou une profanation. Lorsque des actes de vandalisme sont perpétrés dans une église, un temple, une synagogue, une mosquée ou un cimetière, l'Église affirme que c'est un sacrilège car cela revient à profaner quelque chose de sacré qui offense non seulement les fidèles de cette religion mais aussi la personne pour laquelle ce bâtiment a été construit.

 

C'est également violer le deuxième commandement que de faire des blagues déplacées, de tourner un film ou d'écrire un livre qui manque de respect à Dieu ou à ce qui est sacré. Se moquer d'un juif qui porte la kippa (petite calotte ronde posée sur la tête), d'une religieuse ou d'un prêtre en soutane (longue tunique noire traditionnelle des prêtres), d'une musulmane voilée est une marque d'irrespect sacrilège.

Il en va de même pour certaines caricatures qui paraissent dans les journaux. Il est important de respecter les signes extérieurs portés par les fidèles d'une religion. C'est faire offense aux fidèles, mais aussi à Dieu lui-même, que de se montrer irrespectueux envers eux. Si nous voulons être respectés dans notre foi, commençons à respecter celle des autres, même si nous ne croyons pas en leur croyance.

 

Le deuxième commandement interdit également les faux serments et les parjures. Ainsi, jurer sur la Bible haut et fort que vous direz toute la vérité, rien que la vérité (pratique plutôt anglo-saxonne) et ensuite ne pas hésiter à mentir est une manière de parjure et va à l'encontre de ce deuxième commandement.

 

Au moment du mariage, lorsque le prêtre demande aux futurs mariés : « Avez-vous été mariés avant ? » et « Vous allez vous engager l'un envers l'autre. Est-ce librement et sans contrainte ? Vous allez vous promettre fidélité. Est-ce pour toute votre vie ? » les futurs mariés s'engagent par oral et par écrit en prêtant serment et en disant qu'ils ont répondu à toutes les questions en connaissance de cause et en toute sincérité. C'est donc un péché grave que de mentir à ce moment-là.

 

En résumé, si nous croyons en Dieu, il nous faut le respecter, l’adorer, mais aussi respecter son Nom, et aussi et surtout respecter les engagements que nous prenons devant Lui. Mais surtout n’oubliez pas que nous sommes des « pardonnés-pêcheurs », c'est-à-dire que Dieu nous a déjà pardonné nos pêchés passés, mais aussi à venir, à la condition de le regretter vraiment, et de lui demander son pardon via le sacrement de réconciliation.

 

Dieu connaît nos faiblesses bien mieux que nous même pouvons les connaître. Alors, ne désespérons pas quand nous chutons sur le chemin de la Sainteté. Relevons nous, et repartons du bon pied, jusqu’à la prochaine chute ...

 

Ce que Dieu nous demande, ce n’est pas d’être des saints sur terre, mais à chaque fois que nous chuterons, d’avoir confiance en son amour et en son pardon, de reconnaître que nous avons besoin de son aide, et de repartir vaillamment sur le chemin long et difficile de la sainteté. Comme Saint Polycarpe, essayons de rester fidèle à notre Dieu, et à le suivre, jusqu’au bout.

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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 16:17

Pour commencer cette première catéchèse, je vais vous raconter une histoire.

 

UNE vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahmâ le maître des dieux décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher en un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette. Lorsque les dieux mineurs furent convoqués au Conseil pour résoudre le problème, ils lui proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l'homme dans la terre ! » Mais Brahmâ répondit : « Non, cela ne suffira pas, car l'homme la creusera et la trouvera ... ». Alors les dieux répliquèrent : « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans ! » Mais Brahmâ répondit à nouveau : « Non ! car tôt ou tard l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour il la trouvera et la remontera à la surface ... ».

 

Et les dieux mineurs de conclure : « Nous ne savons pas où la cacher, car il ne semble pas exister, sur terre ou dans la mer, d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour... ».

 

Alors Brahmâ dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher ... »

 

Depuis ce temps-là, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé ... à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

 

 

Le premier commandement dit : « Tu adoreras Dieu seul et tu l'aimeras plus que tout » ou, comme disent souvent les Psaumes ou les prophètes, « Pas de dieu, si ce n'est Dieu », qui est la formule reprise par l'Islam pour dire sa foi.

 

Ce commandement met en garde contre l'idolâtrie, le culte des faux dieux et fausses déesses. Il exclut définitivement le polythéisme, c'est-à-dire la croyance en plusieurs dieux, et met clairement en évidence le monothéisme, la croyance en un seul Dieu. Ce commandement interdit d'élever des veaux d'or et des temples à Isis, de vénérer des statues représentant César, Mao ou toute autre personnalité imaginaire, existante, ou ayant existé. En clair, cela signifie que l'on viole ce commandement en 1) vouant un culte à un faux dieu, que ce soit Hercule, Satan ou l'argent ... ou en 2) niant consciemment et délibérément l'existence de Dieu, comme le font ouvertement les personnes se réclamant de l'athéisme.

 

L'Église va même plus loin en affirmant qu'il est contraire au premier commandement d'ignorer délibérément et consciemment ce que Dieu a révélé dans les Écritures saintes (la Bible) et la Tradition sainte (le magistère de l’Eglise Catholique), ainsi que de croire ou d'avoir recours à l'astrologie (horoscopes), la numérologie et la dianétique de Ron Hubbard (ensemble des théories développées par l'Église de scientologie), la magie (noire ou blanche), la nécromancie (consultation des morts), la voyance (même extralucide ou exercée par des mages africains), la sorcellerie, les cultes sataniques, le Vaudou, le spiritisme, la chiromancie et toutes les pratiques tendant à prédire l'avenir.

 

La raison en est que toutes ces pratiques consistent à dédier sa vie à autre chose qu'à la personne de Jésus-Christ et, partant, à s'engager dans une impasse.

 

De nos jours, il existe également une autre façon d'aller à l'encontre de ce commandement. C'est en se laissant séduire par les idées New Age, qui sont empreintes d'une religiosité sans fondement, sans contenu, sans doctrine, sans structure et sans guide. Ce mouvement est une résurgence du paganisme qui fait appel à des croyances occultes (cachées), à des superstitions, à une gnose (connaissance réservée à certains initiés).

 

En cela, il est très éloigné des trois religions monothéistes que sont le judaïsme, le christianisme et l'islam.

 

Le sacrilège (c'est-à-dire profanation de personnes ou d'objets consacrés d'une manière ou d'une autre à Dieu) et la simonie (c'est-à-dire le fait d'acheter ou de vendre des faveurs ou des grâces spirituelles) vont également à l'encontre du premier commandement.

 

 

L'interdit posé par le premier commandement ramène le croyant à l'essentiel et le garde des tromperies de toutes sortes : il s'agit de mettre Dieu, et Dieu seul, à la première place dans sa vie et de se garder des fausses superstitions.

 

Si, aujourd'hui, le culte des idoles et des dieux fabriqués par les hommes est devenu plus rare, il existe néanmoins d'autres formes d'idolâtrie et d'athéisme. Le premier commandement est ainsi toujours d'actualité et signale aux hommes de notre temps un danger, un piège à éviter.

 

Dieu... après le match de foot !

 

De nos jours, il est courant d'enfreindre le premier commandement parce que l'on fait passer en premier autre chose (ou quelqu'un d'autre) que Dieu. Dieu n'a plus la priorité. On n’a pas le temps d’aller à la messe le dimanche, alors que l'on a toujours un moment pour aller voir un match de foot avec Pierre, Paul ou Jacques. Parfois, c'est le métier, la carrière, la réputation, la fortune, le confort ou le plaisir, ou même la famille ou un(e) ami(e) qui passe avant tout...

 

Ainsi, même si l'on ne nie pas ouvertement l'existence de Dieu et que l'on ne manifeste pas du mépris pour Dieu, pour l'Église ou les choses de la religion, le premier commandement nous indique que c'est également un manque de respect pour Dieu et une erreur que de ne pas faire de sa relation avec Dieu une priorité. Si l'on est trop occupé pour penser à Dieu ou pour aller à la messe régulièrement mais que l'on ne manque pour rien au monde un match de foot ou une réunion d'anciens copains, c'est que quelque chose ne va pas dans les priorités que l'on se fixe.

 

La Bible, Jésus-Christ et l'Église catholique enseignent qu'il faut aimer Dieu « de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force » (Matthieu 22, 37, et Luc 10, 27). Il est bien clair qu'il est indispensable de mettre Dieu au premier plan de sa vie.

 

Un bon moment avec Dieu

 

Pour l'Église, le premier commandement implique que, si l'on considère que Dieu est la personne la plus importante dans notre vie, on cherche à l'honorer, à passer des moments privilégiés avec lui et à communiquer avec lui tous les jours par la prière. La prière est le moyen de rencontrer Dieu, de lui parler de tout son cœur (avec des paroles ou en pensée). Ainsi, négliger la prière va à l'encontre du premier commandement.

 

 

 

 

Honorer Marie et les saints, ce n'est pas en faire des idoles

 

Si le premier commandement déclare que seul Dieu, le Père, le Fils et le Saint- Esprit, doit être adoré avant tout, cela veut bien dire que tout autre culte ou adoration est interdit. Partant, les catholiques, qui vénèrent Marie et les saints, se voient accuser par certains d'idolâtrie, en particulier en ce qui concerne le culte de Marie, la mère de Jésus.

 

Ce culte accordé à Marie n'est pas primordial, il n'est pas de l'idolâtrie. De même pour les saints, il ne s'agit pas là d'adoration, mais de respect et de vénération. Le culte à Marie va dans le sens du quatrième commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère », qui demande aux fidèles d'aimer et de respecter leurs parents, qui sont des êtres humains. À plus forte raison doit-on aimer et respecter celle qui est la mère de Jésus et notre mère au ciel. Jésus lui aussi a témoigné de son respect envers des hommes qui ont vécu avant lui : Abraham, Moïse, par exemple.

 

Si les catholiques croient qu'il est bon d'honorer ses parents, il est logique qu'ils considèrent qu'il est bon d'honorer les serviteurs fidèles de Dieu dont la vie sur terre peut servir d'exemple en leur montrant comment devenir saint.

 

Le culte de Marie n'est pas le culte de Marie elle-même, mais un culte d'action de grâce rendu à Dieu pour nous avoir donné ce chef-d'œuvre d'humanité et de piété qu'est Marie. Pour les catholiques, Marie est la seule personne humaine parfaitement « finie », « complète », « achevée ».

 

N’oubliez jamais le premier commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l'aimeras plus que tout ». Il en va de votre Salut à tous !

 

Amen

 

La suite … la semaine prochaine …

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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 00:13

Une vidéo rafraichissante faîte par des séminaristes Légionnaires du Christ. A voir absolument !

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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 17:23
Une vidéo à ne surtout pas rater ...

Veux-tu devenir prêtre catholique ? Qu'est-ce qui peut donner à un jeune l'envie de devenir prêtre catholique ? Cette vidéo venue des Etats-unis vous permettra peut être d'y penser, pour vous, ou pour d'autres ...



ET TOI ? DIEU T'APPELLE PEUT ETRE ? QU'EN PENSES-TU ?
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